Changement climatique, crise climatique : 47e conférence annuelle de l’Association d’études canadiennes dans les pays germanophones

Photos, 47e conférence annuelle de l'Association d'études canadiennes dans les pays germanophones, février 2026

Du 20 au 22 février 2026, l’Association d’études canadiennes dans les pays germanophones a tenu sa conférence annuelle à Tutzing. Après la conférence de l’année dernière à Berlin, la GKS est revenue dans un cadre bavarois plus familier, qui a même permis aux yeux avertis d’apercevoir la Zugspitze. Située sur les rives du lac de Starnberg, l’Evangelische Akademie Tutzing offrait non seulement une vue imprenable sur les Alpes, mais aussi une atmosphère propice à des conversations fructueuses.

Sous le thème « Changement climatique, crise climatique : perspectives canadiennes », la conférence a encouragé ses plus de 110 participants à explorer ce qui est typiquement canadien dans le changement climatique (le vivre, le traiter, l’atténuer, l’écrire, le légiférer, le nier et y faire face).

La GKS a été particulièrement honorée d’accueillir S.E. Jean-Paul Lemieux, ambassadeur du Canada en Suisse et au Liechtenstein, Benedikt Miklós, représentant la Délégation générale du gouvernement du Québec à Munich, et Jane Koustas, ancienne présidente de l’ICCS, qui ont tous salué les participants lors de la cérémonie d’ouverture.

Au cours des trois jours de la conférence, huit ateliers, comprenant un total de 18 communications, ont abordé les perspectives canadiennes sur le changement climatique à travers le prisme de diverses disciplines. En outre, une table ronde hybride a exploré les perspectives autochtones sur la manière de faire face aux conséquences du changement climatique et les moyens possibles de rétablir l’équilibre dans un environnement modifié.

Deux conférences plénières ont encadré la conférence : l’une par le climatologue et glaciologue Shawn Marshall, actuellement conseiller scientifique départemental à Environnement et Changement climatique Canada, et l’autre par la sociologue Shelley Boulianne, titulaire de la chaire R. Klein en études de la communication à l’Université Mount Royal. La conférence plénière de Shawn Marshall a fourni des exemples des pressions croissantes liées au changement climatique au Canada, ainsi qu’une discussion sur ces phénomènes dans le contexte des politiques nationales canadiennes d’atténuation et d’adaptation au changement climatique.Shelley Boulianne, à son tour, a établi un lien entre les formes contemporaines de déni climatique et les mesures existantes des opinions sur le climat et des préoccupations environnementales, et a discuté des implications pour l’engagement dans les activités civiques et politiques.

Outre les tables rondes traditionnelles, les participants ont également eu l’occasion de profiter d’une soirée cinéma présentant des courts métrages autochtones sur les thèmes de la terre, de l’écologie et du changement climatique réalisés par Wapikoni Mobile, un studio mobile de cinéma et de musique qui offre aux jeunes autochtones des communautés isolées du Canada la possibilité de s’exprimer artistiquement. La projection a été suivie d’une discussion avec la cinéaste et militante Yasmine Fontaine, qui a donné un aperçu de son travail de réappropriation culturelle, de protection du territoire et de promotion des connaissances autochtones.

La GKS tient à remercier la DFG (Fondation allemande pour la recherche) et l’ambassade du Canada à Berlin pour leur généreux soutien, ainsi que tous les intervenants et participants pour leur contribution au succès de la conférence de cette année.

La prochaine conférence annuelle de la GKS se tiendra du 24 au 26 février 2027 à Berlin, sur le thème « Réimaginer le Canada en Amérique du Nord ».

Photos dans l’ordre, de gauche à droite et de haut en bas : L’ambassadeur S.E. Jean-Paul Lemieux lors de la cérémonie d’ouverture (crédits photo : Mathias Behrens); Shawn Marshall lors de son discours liminaire (crédits photo : Florian Freitag); Shelley Boulianne lors de son discours liminaire (crédits photo : Florian Freitag); Yasmine Fontaine lors de la séance de questions-réponses qui a suivi la projection du court métrage (crédits photo : Florian Freitag)